Depuis sa création et durant sa courte histoire, Internet
a connu en 2000 un phénomène économique très important : l'éclatement
de la bulle boursière Internet, qui a changé toute la donnne. En effet,
la confiance des investisseurs et donc les valeurs Internet étaient très
fortes jusqu'en mars 2000. Aujourd'hui, presque quatre ans plus tard,
nous bénéficions d'un plus grand recul, ce qui peut nous permettre d'analyser
d'un autre oeil les grandes lignes de ce phénomène : quelles ont été les
causes de cet éclatement, quelles en sont les conséquences aujourd'hui
?
Mars 2000 a été pour Internet une date historique dans sa courte histoire : elle marque l'avènement de
la confiance aveugle dans ses valeurs, son fonctionnmement et sa "nouvelle économie". En effet, les quelques semaines
qui ont suivi cette date ont été fatales à beaucoup d'entreprises qui avaient placés de gros espoirs dans Internet. Certaines firmes ont
accumulé des pertes tandis que leur capitalisation était jusqu'à 100 fois supérieure à leur chiffre d'affaires. Aujourd'hui la plupart des valeurs Internet
n'atteignent plus que la valeur ( raisonnable ?) du tiers de leur capital de leur départ : les valeurs ont donc fortement chuté entrainant avec elles la chute
d'investisseurs privés, d'entrepreneurs et mettant en situation délicate quelques établissements financiers.
Les causes de et effondrement sont de nature diverses mais le point de départ de celle-ci est l'engouement aveugle
qu'ont manifesté beaucoup d'entrepreneurs vis à vis de ce nouvel outil. Les entreprises qui s'installaient sur Internet avant
2000 étaient persuadées de pouvoir reprendre les clients des entreprises qui n'investissaient pas sur Internet, et en plus séduire leurs clients potentiels.
Toutes les transactions économiques devaient être faites sur Internet facilitant ainsi les échanges et le commerce : c'était la Nouvelle Economie.
Seulement cette Nouvelle Economie a eu plus de points communs avec l'ancienne que prévue : les modèles économiques répondaient finalement aux mêmes exigences.
Mais avant ce constat de nombreuses erreurs de management ont été commises : les entreprises arrivent sur le marché d'Internet avec des équipes très nombreuses, beaucoup de matériel informatique et des budgets surdimensionnés par rapport à leurs capacités.
On remarque également que les idées de site sont copiées et que leur durée
de vie ne dépend finalement que de leurs investisseurs.
La bulle Internet a donc permis d'un côté d'assainir le marché Internet,
mais a également d'un autre côté fortement refroidi les investisseurs
quant à tout projet Internet, ce qui prouve que même dans la "Nouvelle
Economie", une bonne gestion et un management cohérents sont forcément
indispensables.
Les entreprises ayant survécu à ce krack de Mars 2000 appartiennent à
différentes catégories de taille et différents secteurs d'activité, démontrant
ainsi que leur survie est dûe à une logique de fonctionnement et pas forcément
à de gros moyens financiers.
Parmi les plus connues et aussi les plus grandes entreprises, nous retrouvons essentiellement des entreprises ayant pour coeur de métier l'informatique : IBM, Intel, Sun, HP, DELL...
Elles disposent certes de gros moyens mais durant la période de krack ont justement réduit leurs investissements et restructurés leur activité Internet. Augmentant ainsi leurs liquidités et réduisant leurs dettes, cela leur a permis de réaliser des acquisitions stratégiques et technologiques, et également d'investir plus fortement
dans la R&D, essayant ainsi de s'assurer la meilleure place possible sur le marché Internet.
Nombre de petites entreprises ont également réussi à survivre au krack.
Il y a tout d'abord, celles qui sont nées avec internet : par exemple,
eBay qui était fortement menacé pendant la période de krack a réussi à
force de décisions stratégiques et de temps à se positionner en situation
de quasi monopole sur son marché, agissant aux côtés d'entreprises de moindre
structure. La situation est identique pour Yahoo!, également en situation
de quasi monopole sur son marché.
On trouve également des entreprises qui ont profité d'Internet pour redynamiser leurs secteurs d'activité, tels les acteurs du tourisme ou encore de la distribution, élargissant ainsi leur zone de chalandise et donc leur activité.
Enfin la dernière catégorie d'entreprises que l'on peut citer est celle où les entreprises se sont positionnées sur une niche, où certes la croissance du secteur est faible mais où la demande sectorielle est forte.
Ce positionnement leur a ainsi permis d'innover totalement et d'être en adéquation avec Internet, outil innovant par définition.
C'est le positionnement pour lequel C2e a opté. Nous avons su, par nos décisions stratégiques, traverser cette crise tout en faisant évoluer notre concept. Aujourd'hui, C2e se positionne comme l'une des plus performantes places de marché BtoB dansle domaine du conseil, de la formation et ceci depuis quatre ans.
On peut donc résumer en disant que les entreprises ayant survécu sont
celles qui ont démarré avec un budget et une stratégie cohérentes par
rapport à leurs capacités, utilisant la technologie Internet proposant
ainsi des services à valeur ajoutée et se positionnant sur des niches
d'activités se donnant ainsi une certaine liberté d'action.