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Newsletter C2E N°7 - Mars 2004 |
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| Bonjour ,
Il paraît intéressant de développer dans cette newsletter un second constat des PME par rapport aux TIC. En effet, nous avions déjà traité le sujet dans la newsletter de Novembre 2003. Cependant et au vue des attitudes actuelles des PME, comprendre leur comportement est un élément essentiel pour bien percevoir le nouvel environnement économique dressé par Internet. | ||||
TIC et PME – 2Source1 : http://www.01net.com Réalisée auprès de 6 100 entreprises en Allemagne, Espagne, Italie et France (G4) de 6 à 200 salariés
D'après une enquête de conjoncture menée par BNP Paribas auprès de 6100 entreprises en Allemagne, Espagne, Italie et France dans les entreprises de 6 à 200 salariés, les entreprises françaises sont à la traîne en matière d'investissement. On rencontre à l'égard de ce constat deux types de réaction : - celle du pouvoir public : celui-ci est inquiet face au constat du gel des investissements dans le matériel informatique de la part des PME. Ces faits sont appuyés par le directeur de l'enquête, Vincent Becquey, qui confirme que le parc informatique ne s'est pas développé en prévision de 2004, que les intentions d'achat ont baissé et qu'il y a une stagnation de la part des investissements consacrés aux TIC. - Celle fournisseurs informatiques : ceux-ci sont confiants à l'égard du comportement des PME face aux TIC. En effet, l'arrivée sur le marché de technologies et solutions dédiées aux petites entreprises devrait, selon eux faire croître le marché de 20 à 30%.
Actuellement, 50% des PME possèdent un site Internet et ce chiffre à tendance à stagner. Il faut également souligner que près de la moitié de ces sites Internet possède moins de cinq pages. Loin de constituer un élément clé de la stratégie d'entreprise, les sites Internet sont pour beaucoup relégués à la simple tâche de site vitrine. Cependant, on remarque que les entreprises françaises sont le mieux équipées en connexion car un nombre important d'entre elles est connecté via le haut débit. Ce fait est un paradoxe avec l'attitude globale des acteurs économiques vis-à-vis d'Internet, qui relègue la France au statut de mauvais élève d'Internet : en effet, les français traînent à utiliser Internet.
Les entreprises ont un niveau de confiance général dans l'économie qui a tendance à aller à la baisse. En effet, celles-ci ont une vision négative des investissements dédiés aux TIC faits dans le passé. Pour cette raison, aujourd'hui elles mettent en priorité d'actions l'optimisation de l'existant plutôt que de réinvestir. En effet, on peut dire que les PME ont besoin d'un apprentissage dans l'usage des technologies et pas dans les technologies mêmes. Selon Georges Fischer, directeur TICE à la CCI de Paris, le rôle de l'état dans cet apprentissage est déterminant et passe par la formation des entreprises au niveau des CCI.
Et l'enjeu est de taille. En effet, l'investissement informatique des entreprises de taille moyenne pesait 6 milliards d'euros en 2003.
Le manque de confiance des PME dans le secteur des TIC représente donc un manque à gagner important pour les fournisseurs de solutions informatiques. De plus, à long terme, cela ralentit de façon globale l'utilisation de l'outil Internet.
Les PME n'utilisent pas encore le potentiel que lui fournit le Net en matière de diversification de stratégie. En effet, grâce à son utilisation, les PME peuvent pénétrer des marchés sans contrainte géographique ou physique, et ceci est d'autant plus vrai que le produit a une forme complètement adaptée au support numérique. L'intégration d'un site Internet comme élément stratégique de l'entreprise permettrait donc aux PME d'une part d'avoir comme cible de nouveaux marchés (géographiques ou caractéristiques) et par conséquent d'améliorer leurs résultats globaux. Mais comme nous l'avons souligné dans la Newsletter de Novembre 2003, le projet Internet ne se limite pas à l'élaboration du site mais à la connaissance et l'anticipation des conséquences de celui-ci dans l'entreprise, et c'est à ce niveau que les patrons et décisionnaires de PME doivent être informés. |
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