Un responsable paie qui prépare ses bulletins de janvier 2026 a besoin d’un chiffre fiable : combien de jours son salarié, son cadre au forfait ou son agent public va réellement travailler cette année ? La réponse varie selon le statut, la convention collective et le régime local.
En 2026, on compte 252 jours ouvrés (du lundi au vendredi, jours fériés déduits) et 303 jours ouvrables. Sur les 11 jours fériés légaux, 9 tombent en semaine, ce qui allège sensiblement le calendrier par rapport à certaines années.
Forfait jours 2026 pour les cadres : calcul des jours de repos
Un cadre au forfait 218 jours ne raisonne pas en heures mais en journées. Le calcul de ses jours de repos part d’une soustraction simple : 365 jours calendaires, moins les samedis et dimanches, moins les jours fériés tombant en semaine, moins 25 jours ouvrés de congés payés.
En 2026, cela donne 365 – 104 (week-ends) – 9 (fériés en semaine) – 25 (congés payés) = 227 jours travaillables. Pour un forfait plafonné à 218 jours, le cadre dispose de 9 jours de repos supplémentaires.
Ce chiffre de 9 jours de repos est un minimum légal. Certaines conventions de branche fixent un forfait inférieur à 218 jours, ce qui augmente mécaniquement le nombre de jours de repos. La convention Syntec, par exemple, prévoit des modalités spécifiques selon la catégorie du salarié.
Le piège du décompte mal calé en cours d’année
Quand un cadre entre ou sort en cours d’année, on ne peut pas appliquer le forfait de 218 jours tel quel. Il faut proratiser en tenant compte des jours ouvrés réels de la période travaillée, pas simplement diviser 218 par 12. Mai 2026, avec seulement 17 jours ouvrés, n’a pas le même poids que mars ou septembre qui en comptent 22.

Jours travaillés 2026 pour un salarié à temps plein
Pour un salarié classique soumis aux 35 heures, le raisonnement est plus direct. On part des 252 jours ouvrés et on retire les 25 jours ouvrés de congés payés légaux. Résultat : 227 jours effectivement travaillés en 2026.
Ce décompte ne tient pas compte des éventuels jours de RTT prévus par accord d’entreprise, ni des congés conventionnels supplémentaires (ancienneté, événements familiaux). Le chiffre réel descend souvent en dessous de 220 jours.
Mois courts et mois longs : anticiper la charge
Tous les mois ne se valent pas pour planifier la production ou les absences. Le tableau ci-dessous donne le détail mois par mois des jours ouvrés 2026 :
| Mois | Jours ouvrés |
|---|---|
| Janvier | 21 |
| Février | 20 |
| Mars | 22 |
| Avril | 21 |
| Mai | 17 |
| Juin | 22 |
| Juillet | 22 |
| Août | 21 |
| Septembre | 22 |
| Octobre | 22 |
| Novembre | 21 |
| Décembre | 22 |
Mai 2026 est le mois le plus court avec 17 jours ouvrés, en raison de la concentration des fériés (1er mai, 8 mai, Ascension le 14 mai, lundi de Pentecôte le 25 mai). Pour les équipes de paie, ce mois demande un ajustement des plannings et parfois du calcul de rémunération variable.
Nombre de jours travaillés 2026 dans la fonction publique
Les agents publics ne relèvent pas du Code du travail mais du Code général de la fonction publique. La durée annuelle de travail est fixée à 1 607 heures, ce qui correspond à 228 jours pour un agent à temps complet (sur la base de 7 heures par jour). Les cycles de travail et les sujétions de service peuvent modifier ce volume.
Un point souvent négligé : les agents territoriaux intervenant en milieu scolaire (ATSEM, animateurs périscolaires) voient leur temps de travail annualisé sur les seules périodes scolaires. Leur nombre de jours travaillés réels est donc nettement inférieur aux 228 jours théoriques.
Télétravail des agents : ce qui change au 1er août 2026
Depuis le 1er août 2026, les règles du télétravail dans la fonction publique ne dépendent plus du décret de 2016. Elles sont désormais intégrées directement dans le Code général de la fonction publique. Les principes restent les mêmes :
- Plafonnement à 3 jours de télétravail par semaine pour un agent à temps plein
- Obligation d’au moins 2 jours de présence physique sur le lieu d’affectation
- Une journée de télétravail est assimilée à une journée de travail normale, avec les mêmes droits et obligations
- L’employeur public prend en charge les coûts directement liés au télétravail
Cette codification ne change pas le nombre de jours travaillés, mais elle clarifie le cadre juridique pour les directions RH qui gèrent les plannings.

Traitement indiciaire et jours fériés : impact sur la paie des fonctionnaires
Dans la fonction publique, le traitement brut mensuel est calculé sur la base de l’indice majoré de l’agent, indépendamment du nombre de jours ouvrés du mois. Un mois de 17 jours ouvrés comme mai donne le même traitement qu’un mois de 22 jours.
La situation diffère pour les agents contractuels rémunérés à l’heure ou pour les vacataires. Pour eux, un mois court signifie mécaniquement une rémunération plus faible. Le calcul de la paie doit alors distinguer jours fériés chômés (payés) et jours non travaillés (non payés).
Alsace-Moselle : deux jours fériés supplémentaires
Les agents et salariés exerçant en Alsace-Moselle bénéficient de deux jours fériés locaux en plus des 11 nationaux : le Vendredi saint et le 26 décembre. En 2026, cela ramène le nombre de jours ouvrés à 250 au lieu de 252. Le détail compte pour le calcul du forfait jours des cadres dans ces départements.
Que l’on gère la paie d’un salarié du privé, d’un cadre au forfait ou d’un agent public, les 252 jours ouvrés de 2026 ne sont qu’un point de départ. Le chiffre opérationnel dépend du statut, de la convention applicable et du régime local. Mai reste le mois à surveiller de près, et les 9 jours de repos des cadres au forfait 218 jours méritent d’être posés tôt dans l’année pour éviter les embouteillages de fin d’exercice.

